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PARCOURS DE VIE

Bonjour, cela fait longtemps que je n’ai pas écrit, mais étant dans un cheminement de parcours personnel de vie, je dois trouver le temps de « reconstruire une partie de moi ».

C’est pourquoi ce qui suit, j’espère, en interpellera d’autres.


Dans le cadre de ce type de démarche, il faut à un certain moment se retourner sur soi-même pour mieux faire le point afin de mieux avancer individuellement et pour aussi aider les personnes de notre entourage familial et soignants.


Ce que vous allez lire ci-dessous est une grande partie de mon parcours de vie et j’ose espérer que cela fera écho au plus grand nombre.

Photos d'une montagne

Bonne lecture

D’après les dires de mes parents, j’ai été un enfant au développement normal. J’ai occulté une grande partie de mon enfance et le peu dont je me souviens : j’ai été toujours marginal, anticonformiste et vivais isolé à côté des autres. J’avais une aversion pour certains contacts (câlins et textiles).


J’étais toujours en mouvement à courir partout et plus tard à faire de nombreuses activités sportives et musicales. J’adorais comprendre comment les choses fonctionnent (petit je démontais tous mes jouets mécaniques).


J’avais toujours un énorme manque de confiance en moi et de grosses difficultés de sociabilisation qui m’ont amenée à choisir des amis toxiques.


Adolescent, je choisissais des groupes marginaux de divers milieux et de pensées différentes. Mais, je ne suis jamais vraiment arrivé à m’intégrer et à entretenir des relations dans le long terme et je fus souvent mis à l’écart de manière brutale, car trop souvent inadapté par rapport aux autres.


La solitude me pèse et malgré mon esprit analytique et critique je ne suis pas arrivé à me contrôler, à me faire apprécier ou me faire comprendre des autres.


J’ai beaucoup de mal à contrôler mes pulsions et à dire ce que je pense.

J’ai été suivi en psychomotricité pour des troubles de la latéralité et j’ai eu un suivi orthophonique à travers un groupe d’habileté sociale. Plus tard, j’ai été suivi par une psychiatre pour m’aider à surmonter mes difficultés sociales.


Essayant de trouver un groupe d’amis, influencé, j’ai trouvé des groupes où l’alcool et la drogue étaient de mise et qui m’ont servi d’échappatoire à mon malêtre.


Ma scolarité a été relativement normale jusqu’au bac entendant souvent « a le potentiel, mais ne se donne pas les moyens » ou « comprends vite, mais il faut lui expliquer longtemps ». J’ai ensuite été en DEUG, mais j’ai vite compris que le manque de soutien et le besoin d’autonomisation n’étaient pas compatibles avec mon fonctionnement.


Entre-temps une relation toxique m’a arnaquée et ma mère m’a trouvé un travail afin de rembourser la banque. J’ai travaillé en brasserie durant 3 années qui ont été intéressantes.


Puis j’ai fait partie des appelés pour le service militaire obligatoire et j’ai fait une préparation militaire en amont, ce qui m’a convaincu de m’engager en professionnel au lieu de subir l’appel.



Ce système, par son organisation, sa variété, sa pédagogie m’ont particulièrement plu et je suis rentré à l’école des sous-officiers en 2000.

Les 15 premières années ont été particulièrement douloureuses socialement et seule l’émulation de groupe accompagnée de l’esprit de camaraderie m’a empêché de fuir.


Sans compter le soutien de mon épouse et de voir grandir nos enfants.

Mon épouse m’a appris à combattre de nombreux défauts pour m’aider à me sociabiliser, ce qui n’est pas encore gagné aujourd’hui.


Aujourd’hui, je consomme trop régulièrement de l’alcool et je n’ai pas plus d’amis, mais j’ai trouvé ma place professionnellement et je suis fier d’avoir une belle famille.

L’avenir et les nombreux combats et changements sont encore et toujours une très grande source d’angoisse et de stress incontrôlable. L’âge avançant, je souffre d’une grande fatigabilité et malgré l’envie, j’ai peur du temps qu’il me reste.


Conclusion


Pour finir, il faut comprendre que rien n’est jamais fini et bien au contraire.

Le combat n’est pas seulement celui des autres pour vous, mais aussi celui qui certes dans votre régulière douleur, doit vous inciter à franchir le mur de la vie.

Et rien n’est plus satisfaisant que de faire chier ceux qui ne n’ont jamais cru en vos capacités.

À plus…
















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